Musées et art

«Fille au repos», François Boucher - description du tableau

«Fille au repos», François Boucher - description du tableau

La fille au repos est François Boucher. 59 x 73 cm

A partir d'une certaine période de son développement, le rococo français a fait une ligne qui sépare révélation et érotisme de frivolité et la pornographie est très instable et presque insaisissable. Même maintenant, il semble que la femme au repos, elle est l'Odalisque blonde, soit trop franche. Et que dire du public du XVIIIe siècle ...

François Boucher a présenté à la société deux tableaux à la fois: Odalisque aux cheveux noirs et cette œuvre. Ils ne diffèrent les uns des autres que par la couleur des cheveux des héroïnes - sinon la composition et la pose sont les mêmes. Le public, malgré la popularité et la demande furieuses de Boucher, a réagi avec prudence aux nouveaux tableaux, reprochant au peintre la promiscuité.

En regardant la photo, vous pouvez immédiatement saisir le trop jeune âge de l'héroïne. Et c'est un hommage à la mode de l'époque. À son coucher de soleil, l'ère rococo aimait représenter les enfants dans des situations plus adaptées aux adultes. Par exemple, allongez-vous hardiment sur le canapé et flirtez ouvertement avec le spectateur ...

Les critiques attribuent l'image aux scènes de boudoir. Même l'intrigue la plus audacieuse ne pouvait justifier une telle incarnation érotique. La jeune fille nue est allongée le ventre sur un petit canapé dans les plis doux d'un drap de soie. Les hanches et les fesses sont étalées ouvertement. Ses jambes sont légèrement divorcées et pliées aux genoux. La peau est peinte d'une couleur douce, elle semble rayonner de fraîcheur et de jeunesse.

La composition est harmonieuse et harmonieuse, mais le spectateur est constamment visité par la pensée d'un peu farfelu. De toute évidence, le dossier du canapé est trop haut et il ne serait guère confortable pour une fille de s'allonger dans cette position. Cependant, le maître nous distrait d'une telle sympathie pour l'héroïne, en enlevant l'attention sur les textures complexes des tissus et quelques éléments intérieurs. Boucher met finement en contrepoint des fleurs juteuses et lumineuses - c'est un ruban bleu dans les cheveux de la fille, dont elle tient le bord dans les mains, une fleur rose, tombée nonchalamment sur le sol près du canapé, etc.

Les contemporains de Boucher ont compris la similitude de la toile représentée par son auteur avec sa femme. Le philosophe Didro, un contemporain de Boucher et de son principal ennemi, a hardiment dit que si l'auteur décidait de donner à la jeune fille les traits de sa propre femme sur la photo, alors ce n'est rien de plus qu'une prostitution de cela.

On pense aujourd’hui que la toile représente Louise O’Murphy, 15 ans, la favorite du roi Louis 15, pour qui la couronnée a construit une maison des joies de l’amour près de Versailles.

L'image audacieuse, voire scandaleuse de François Boucher est aujourd'hui reconnue comme l'une des meilleures de l'œuvre du maître.


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