Musées et art

Venise, Mikhail Vrubel, 1893

Venise, Mikhail Vrubel, 1893

Venise - Mikhail Vrubel. Panneau décoratif

Derrière un carnaval bruyant plein de couleurs, de danses et de chansons, le maître a vu un certain vide et de la tristesse. Il suffit de jeter un coup d'œil fugitif sur la photo, quand il devient clair qu'aucune des personnes représentées sur la toile ne sourit.

La ville, qui joue le rôle de fond, est comme une décoration volumineuse qui interfère avec les acteurs qui jouent. Le jeu de couleurs est lourd et sombre. Le public semble ressentir la chaleur, ralentissant l'action festive. Les participants semblent travailler dur, ce qu’ils ne peuvent refuser.

Le maître a peint l'image non pas de la nature, mais de la mémoire, à l'aide de photographies. D'où l'extrême précision dans l'image du pont des soupirs, une telle précision est inhabituelle pour la peinture du maître. Elle rend le fond encore plus sans vie et sec.

La couleur de l'image est illogique à première vue. Certaines couleurs semblent aléatoires, violant l'harmonie de la gamme de couleurs. En fait, une telle approche lors du choix des couleurs ne fait que renforcer l'impression d'une atmosphère de carnaval lourde et très sombre.


Voir la vidéo: Mikhail Vrubel, Part 3. Virtual Museum Tour (Décembre 2021).